Mes dernières lectures #4

Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaelle Giordano

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L’homme est un lion pour l’homme. Et les lions ne s’embarrassent pas de délicatesse. Sûrs de leur bon droit, ils imposent leurs vues sans conscience de leur égocentrisme et de leur appétit excessif pour les rapports de force. Ces lions, nous les croisons tous les jours : automobiliste enragé, conjoint gentiment dénigrant, chef imbu de pouvoir, mère intransigeante qui sait mieux que nous ce qui est bon pour nous… C’est ce que Romane appelle : la « burnerie ». Trentenaire passionnée et engagée, Romane accompagne ces félins mal embouchés vers davantage d’humanité. Elle a créé une société qui leur propose un programme unique en son genre, relooking intégral de posture et de mentalité. Parmi ses nouveaux participants figurent de beaux spécimens. Surtout un : Maximilien Vogue, célèbre homme d’affaires, PDG d’un grand groupe de cosmétiques, charismatique en diable, mais horripilant archétype de burnerie ! Saura-t-elle le faire évoluer pour qu’il exprime autrement sa puissance intérieure, avec plus de justesse et de respect pour autrui ?

J’ai souvent vu ce livre en rayon sans jamais le prendre, me disant que c’était un énième bouquin de développement personnel. Par curiosité, je l’ai emprunté à mon père (qui, soit dit en passant, a quasiment les mêmes goûts que moi en lecture, quelle chance), et je découvre en fait un roman. Une histoire d’amour et de bienveillance dont on en connaît très bien la fin dès le début… Une lecture pleine de sagesse mais un brun trop gentillet.

Je pense avoir fait déjà un bon chemin vers la bienveillance suite à plusieurs lectures de ce genre mais on n’en sort jamais vraiment. Il est difficile dans un monde comme le notre, très superficielle et où on l’on passe une bonne partie de notre vie devant des écrans à créer de vrais liens avec les gens. Ce livre est comme une piqûre de rappel, qui fait du bien. Vous retrouverez même en fin de livre, les mêmes exercices vus dans l’histoire et à refaire chez soi. Plutôt inspirant pour les personnes débutantes.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire AVIS

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l’adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée à un membre de gang. S’engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux cleptomane, un vendeur de saucisses sur-diplômé et une éléphante prénommée Sonja …

A travers cette improbable cavale, nous en apprenons davantage sur Allan Karlsson, doué pour les explosifs, apolitique et inculte, qui s’est retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…

Un roman remplit de rebondissements où l’on ne s’ennuie vraiment pas ! L’auteur alterne entre le présent et le passé dans ce double road-movie loufoque. Alors oui ça parle pas mal de politique mais de manière tellement drôle que ça en devient plaisant ! J’ai aussi une profonde admiration face au personnage d’Allan, à l’esprit simple, un peu naïf faut être honnête mais à l’humour subtil et qui garde toujours sa bonne humeur malgré ce qui lui arrive. J’ai juste eu parfois quelques difficultés avec le nombre important de personnages, surtout avec les noms imprononçable des Suédois ! Mais je ne peux que vous recommander ce livre si vous aimez les road movies et l’humour suédois !

L’économie symbiotique d’Isabelle Delannoy

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Ce livre porte une extraordinaire ambition. Celle de proposer une théorie économique radicalement nouvelle : l’économie symbiotique, capable de faire vivre en harmonie les êtres humains et les écosystèmes.
Isabelle Delannoy propose une synthèse entre de nombreuses techniques et recherches mises en lumière ces dernières années : permaculture, économie circulaire, économie de la fonctionnalité, du partage – pair à pair –, économie sociale et solidaire, monnaies complémentaires… En associant les bénéfices de chacune d’entre elles et en trouvant le principe commun, elle parvient à des résultats époustouflants. Dans de nombreux domaines nous pourrions réduire de plus de 90 % notre utilisation de matière tout en redéveloppant les capacités productives des territoires. Nous pourrions remplacer l’utilisation du métal et des minerais par celle de plantes et éviter ainsi d’envoyer des êtres humains au fond des mines. Nous pourrions créer des cités autonomes en eau, en énergie, en nourriture fraîche, mêlant immeubles-forêts et jardins filtrants, cités numériques et jardins d’hiver, autoroutes à vélo et véhicules autoconstruits, agriculture, fablabs et manufactures locales.
L’économie symbiotique s’appuie sur la symbiose entre l’intelligence humaine, la puissance des écosystèmes naturels et la technosphère (les outils). En trouvant le juste équilibre entre les trois, il est possible de produire sans épuiser les ressources, mais en les régénérant.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui m’a rappelé celui de Philippe Bihouix « L’âge des low tech » dont je vous parlais dans cet article. J’ai appris de nombreuses choses que j’aimerais partager avec vous, sous forme de points clés.

Ainsi, l’économie symbiotique est une économie « fractale » puisqu’elle se développe à partir du bas (par communautés humaines partageant des valeurs et intérêts communs) : quartier, village, ville. Une réglementation en ce sens ne servira donc à rien tant que les gens ne se sentent pas concernés par le sujet et n’en ont pas pris conscience.

Isabelle Delannoy propose de penser en « écosystème« . Un toit végétalisé va ainsi permettre aux oiseaux d’y nicher, de filtrer les eaux, d’insonoriser et d’isoler les bâtiments. Tout doit être élaboré pour faire profiter au mieux toutes les espèces et l’environnement.

Voici quelques exemples de symbiose :

  • Végétaliser les villes va permettre d’influer sur le bien-être psychique et physiologique humain : baisse du stress, de la violence, des maladies et va favoriser le lien social.
  • Le fonctionnement en coopérative est idéal pour un producteur puisque ce sont les consommateurs qui soutiennent la production dès en amont.
  • Production en biomatériaux, permaculture, agroforesterie…
  • La consommation des biens évolue : désormais on loue, on pense d’abord à l’usage. On mutualise les bien en commun.
  • Les petites entreprises s’organisent en réseaux : mutualisation des offres, des forces commerciales, plus d’espaces de coworking
  • Internet devient un réseau social local qui réunit les associations, les entreprises et les commerces. Ce qui leur permet de meilleurs échanges d’information et de business. L’investissement se fait désormais en majeur partie dans le territoire. Une monnaie locale digitale peut être créée. Ce réseau permet également une meilleure mobilisation des habitants pour leurs villes.

Les 6 principes symbiotiques :

  • Principes constructeurs d’écosystèmes :
    • une coopération libre et directe (pas d’intermédiaire) entre les entités
    • des territoires de flux communs également accessibles à tous
    • une diversité d’acteurs et de ressources respectant l’intégrité de chacun
  • Principes régulateurs pour maintenir les écosystèmes :
    • utilisation en priorité des services rendus par les écosystème
    • recherche de l’efficience maximale de l’utilisation des ressources
    • favorisation de la compatibilité des activités humaines avec les grands équilibres de la biosphère

Attention toutefois à l’effet rebond. En gros, quand vous économisez de l’argent en achetant un objet d’occasion ou en ayant accès à ceux de vos voisins, vous disposez d’une somme que vous pouvez dépenser ailleurs. En achetant toujours plus ou en voyageant à l’autre bout du monde grâce à cet argent économisé, votre impact écologique ne sera pas diminué.

Il serait également juste de développer un suivi de croissance différent que le PIB. Le PIB ne fait état que de la création de valeur. Il ne montre en aucun cas les progrès de développement des pays ni le bien-être de leurs habitants, encore moins l’impact de la croissance économique sur l’environnement. Mais surtout, il ne retrace pas les inégalités de richesse entre les pays. Le PIB est donc un indicateur qui ne reflète pas les enjeux auxquels nos sociétés actuelles sont confrontées.

Voici donc un livre riche en enseignements où tout à chacun peut y piocher des idées et les mettre en application.

Moi en mieux de Dorothée Dereux

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« Le jour où j’ai décidé d’être moi en mieux, c’est le jour où j’ai décidé de croire en moi. J’ai la certitude que nous avons tous les pouvoirs insoupçonnés et illimités. Il suffit d’en être conscient et de s’entraîner à développer les bons circuits internes pour déployer ses ailes et rayonner. »

Ça commence par :
– Apprendre à faire des choix
– S’épanouir en 15 minutes par jour
– Ritualiser son quotidien
Ce livre vous donne les clés pour révéler le meilleur de vous-même et vous préserver des petites et grandes toxicités de la vie.
Vous allez vous adorer et vous surprendre.

J’ai reçu ce livre Moi en Mieux par l’agence de presse qui s’en occupe. Le thème me parlait, j’ai déjà lu plusieurs livres sur le développement personnel comme Le jour où j’ai appris à vivre de Laurent Gounelle, qui est pour moi, une très bonne référence en la matière et bien romancé.

Dorothée Dereux est la créatrice des repas préparés « Moi en Mieux » et « Cooked by Dorothée » dont vous avez peut-être déjà aperçu dans votre magasin bio ou hypermarché. Son livre relate son histoire, et nous donne des conseils pour s’épanouir, réussir et donner un sens à sa vie via différents thèmes : son corps, ses pensées, son assiette, l’amour, le développement personnel, les relations avec les autres, son job et savoir profiter de la beauté du monde (l’art, la nature, etc.).

Tous les thèmes ne m’ont pas intéressé car ils n’évoquaient rien en moi dans mon histoire ou ne m’apportaient rien de plus sur les lectures que j’avais déjà faites à ce sujet. Par contre, les thèmes qui m’ont le plus parlé étaient l’amour et la relation avec les autres. Voici les idées clés qui m’ont plu : on ne trouve l’amour que lorsqu’on s’aime soi même et lorsqu’on est heureuse seule. C’est à partir de là que notre confiance en soit grandit et que l’on attire les bonnes personnes. Il faut également trouver en l’autre les mêmes valeurs qui nous guide dans la vie et ne pas se fier uniquement au physique. Et enfin garder une certaine liberté lorsqu’on est en couple afin de s’accomplir également personnellement.

Dans le thème des relations avec les autres, je citerai une phrase du livre Plus nous sommes heureux, alignés, harmonieux dans notre vie, tenant avec enthousiasme les rênes de notre existence, plus nous serons sympathiques à fréquenter et plus nous serons en mesure de donner aux autres. Cette phrase vous parle-t-elle aussi ? Elle dresse également les 4 piliers des relations : savoir demander, savoir donner, savoir recevoir et savoir refuser.

Voilà ce que j’en ai retenu pour ma part et je conseille ce bouquin à toute personne qui souhaite changer ou en phase de changement. Celui-ci lui donnera les clés pour mieux diriger sa vie.

Quel livre parmi les 4 vous parle le plus ?  🙂 

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2 Replies to “Mes dernières lectures #4”

  1. En ce moment je lis pas mal de livres sur la relation à doi, la méditation, le développement personnel. Ca m’apprend beaucoup de choses sur moi 🙂
    Biz jeny

    1. Oui on en apprend beaucoup sur nos comportements, les directions qu’on a prises… C’est comme une thérapie je trouve, c’est extra.

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