Bilan de mon stage chez un maraîcher en permaculture

Début septembre j’ai effectué un stage chez un maraîcher en permaculture. Je suis actuellement en pleine reconversion professionnelle. Ce stage devait me permettre de savoir si oui ou non, j’étais faite pour cela.

Mais parlons un peu de ce qui m’a amené sur cette voie là. J’ai déménagé fin mai dernier à la campagne. Je rêvais d’avoir un jardin et un potager. Je me suis donc renseigné, et j’ai réalisé, comme j’ai pu, mon premier potager ! Il n’était pas parfait : malgré une bonne récolte de courgettes, de concombre, de cornichons et de tomates cerises, le reste n’a pas survécu à la canicule ! Je réalisais alors que je passais énormément de temps autours de mon potager, cela me passionnait. Je me disais que le métier de maraîcher avait un avenir certain face à l’effondrement prochain. Et puis je ne suis pas étrangère à ce milieu puisque j’ai grandi à la campagne et mon papa était agriculteur. 

J’ai donc réalisé, avec Pôle Emploi, un stage dit « PMSMP » (Période de mise en situation en milieu professionnel). J’ai vu que ce stage pouvait durer un mois maximum, c’est donc ce que j’ai négocié avec Pôle Emploi.

Je l’ai réalisé à la Ferme de l’Arbre à Poule à Villers-Saint-Paul (60). C’est une ferme familiale vieille de plus de 400 ans, mais aussi urbaine, car placé (désormais) en plein cœur de ville ! L’environnement est au cœur de leurs préoccupations et pratiquent la permaculture. J’ai découvert cette ferme grâce aux visites qu’ils proposent régulièrement au sujet de leur ferme pédagogique mais aussi sur la permaculture. J’y ai découvert des gens avec des valeurs communes aux miennes et très accessibles. Ils ont l’habitude de former les gens puisque Patrick est enseignant au Lycée horticole de Ribécourt (60) mais forme également grâce au réseau Ferme d’Avenir et Savoir-Faire et Découverte.

© David Bonnier – studiob.fr
© David Bonnier – studiob.fr
© David Bonnier – studiob.fr
© David Bonnier – studiob.fr

Pendant le stage, j’ai fait la connaissance des deux services civiques qui s’occupaient des animaux ainsi que deux Wwoofers. C’était vraiment cool car j’étais avec des personnes qui partageaient mes valeurs. Ayant fait la visite de 3 heures chez eux sur la permaculture, je connaissais donc déjà les bases. Patrick n’avait plus qu’à me montrer quoi faire et j’étais en autonomie.

J’ai réalisé des semis, des plantations et arraché les plantes adventices. Ce sont en fait des mauvaises herbes, mais je suis d’accord avec Patrick, les mauvaises herbes, ça n’existe pas ! Elles peuvent parfois être avantageuses car elles apportent de l’ombre aux autres plantes mais aussi aère le sol avec leurs grosses racines. Mais elles s’accaparent aussi l’eau de la terre et laisse peu de place aux autres plants…

Semis de blettes
Désherbage des plants de tomates
La grelinette, l’outil indispensable en permaculture pour aérer le sol et préparer les plantations.
Plantation de salades

J’ai également récolté toute sorte de fruits et légumes, préparé des gelées de pomme et du sirop avec Magali, et enfin, préparé le magasin pour les ventes du week-end.

Je comprends mieux l’expression « Avoir la main verte » ! Voici l’état de mes mains après la récoltes des tomates.
Préparation de la gelée de pommes à l’extracteur de jus à vapeur.

Quelle fierté de voir les produits que j’ai récoltés dans les mains des clients !!

© David Bonnier – studiob.fr
© David Bonnier – studiob.fr
© David Bonnier – studiob.fr
© David Bonnier – studiob.fr

Maintenant, quel est le bilan ?

C’est un métier physique, c’est certain. Surtout qu’à la ferme de l’Arbre à Poule, tout se fait à la main. J’ai eu très mal au dos à un moment donné et j’ai du porter une ceinture dorsale. J’ai un peu souffert de la solitude également, car j’effectuais la plupart des tâches seule. Je regrettais également de ne pas pouvoir m’investir d’avantage sur ma boutique en ligne de vêtement vintage.

Mais le plus dur, ce fut l’invasion des aoûtats sur mon corps. Ces petites bêtes vivent dans l’herbe et s’activent à la fin de l’été. Les piqûres étaient tellement nombreuses et insoutenables (bonjour les démangeaisons !) qu’au bout de 15 jours que j’ai du arrêter le stage… Vous allez dire que je suis chochotte mais je suis déjà sensible aux piqûres d’insectes et j’attrape tout ce qui passe mais là, c’était pire que tout et il m’était difficile d’effectuer mon travail. Voyez par vous même la photo que j’ai prise, et encore, vous ne voyez pas le bas de mon ventre ainsi que ma zone intime !! CHACUN de ces boutons me grattait.

Aujourd’hui, même si je sens que je ne suis pas faite pour ce métier (à plein temps du moins), j’intégrerai toutes les connaissances acquises pour mon propre potager. La plus importante ? Ne pas retourner la terre (bécher comme un malade quoi) et pailler son sol !! Vous respecterez ainsi la biodiversité du sol et ferez des économies d’eau.

Quels sont aujourd’hui mes projets ?

Aujourd’hui je me lance à plein temps dans ma boutique en ligne de vêtements vintage (Vintage By Lauraleen). Je prépare également un showroom, chez moi, afin que vous puissiez venir essayer. Je pense également à ouvrir un lieu qui mêle plusieurs activités mais ça, je vous en parlerai plus tard 😉

Je tenais à remercier David Bonnier, pour m’avoir communiquer les photos qu’il a prises de la Ferme de l’Arbre à Poule ! Son travail est magnifique 😍

Retrouvez l’ensemble des photos et vidéos que j’ai prises lors de ce stage en Story à la une sur mon compte Instagram.

J’espère que cet article vous a plu et si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poster en commentaires ou par mail 😉

One Reply to “Bilan de mon stage chez un maraîcher en permaculture”

  1. Les photos sont splendides et donnent envie de mettre les mains dans la terre à son tour … Mais que j’ai eu mal à imaginer ces piqûres d’aoûtats !

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